Description: Le 3 février 2009, la SAIC fêtait son quarantième anniversaire.
La SAIC, moins sexy que le sigle CIA, ces quatre initiale
dissimule la compagnie américaine, Science Applications
International Corporation, une des compagnies les plus secrètes au
monde dont la mission est de prévenir les guerres ou les provoqués
selon le présentateur de ce reportage.
Fondée en 1969 dans un
petit bureau à la Jolla en Californie, avec seulement trois
employés, John Robert Beyster, un ancien physicien de Los Alamos
National Laboratory, allait construire un empire et faire de la
SAIC, avec ses huit milliards de dollars de profit annuel la plus
grande firme dingénierie des Etats-Unis.
John Robert Beyster
veut recruter des gens intelligents et inventifs pour apporter des
solutions importantes pour la nation.
La SAIC emploie
aujourdhui, plus de 43 000 personnes et possède des bureaux à
travers le monde.
Larchétype même de la réussite et de la
puissance de loncle Sam.
Pour certain, la SAIC est un
gouvernement de lombre, opaque et surtout incontrôlable.
Elle
opérerait dans les renseignements et la défense et serait la
vitrine des services spéciaux américains avec qui elle
sous-traite.
On dit aussi quelle serait plus quun
sous-traitant, mais pas moins que larme secrète du Pentagone et de
la CIA.
On chuchote aussi que la SAIC serait aussi un
administrateur mondial dinternet. Network Solutions, une compagnie
qui gère la gestion du registre de noms de domaine mondialement a
été rachetée en 1995 par la SAIC, lui permettant de récolter les
informations de tous les sites internet si elle le désire.
James Steele, journaliste dinvestigation pour « Vanity Fair »
qui a reçu deux prix Pulitzer et qui a enquêté durant six mois
sur cette mystérieuse compagnie, explique que son nombre de
salarier est supérieur aux ministères du travail, du logement et
de léducation réunit.
Troisième plus gros fournisseur du
Pentagone et de la CIA, cette compagnie est une véritable
administration parallèle et privé qui fonctionne depuis quarante
ans en dehors de tout contrôle de létat et qui ne rend de compte
quà ces actionnaires.
Selon lui, ils sont devenus si puissant
quils ont fait en sorte de décider eux-mêmes ce qui est bon ou non
pour les Etats-Unis.
De quoi faire frémir toute démocratie !
Dans les années 1990, la SAIC a employé plusieurs colonels et
généraux de larmée américaine.
Elle a compté parmi ses
administrateurs des hommes influents comme des anciens secrétaires
de la défense ou des anciens directeurs de la CIA.
Tout ce
petit monde faisant durant leurs carrières des allées retours
entre le Pentagone, la CIA et la SAIC.
Les attentats du 11
septembre et la guerre en Irak aurait permis à la SAIC de
multiplier son pouvoir et aussi son chiffre daffaire.
David
Kay, a travaillé comme inspecteur de LONU dans les années 1990
avant dêtre nommée vice président de la SAIC entre 1993 et 2002.
Il sest fait connaitre pour avoir opéré en tant que
conseiller spécial sur la recherche des armes de destruction
massive (ADM) en Irak après 2003 et après avoir été le
responsable de la mission Irak Survey Group (ISG).
Pour James
Steele, le SAIC est impliqué à tous les stades de cette histoire
darmes de destruction massive qui nont jamais été retrouvé et qui
a entraîné la guerre en Irak et lintervention américaine sous la
présidence de George Bush.
Pour John Clark, avocat qui a
défendu un ancien employé de la compagnie, La SAIC se moque de qui
occupe la maison blanche et retombe toujours sur ses pattes.