Description: Un jour de 1924 à Glozel en Auvergne, les origines de l’écriture
et une immense polémique politico archéologiques vont être remise
en question alors qu’un certain fermier de 17 ans, Emile Fradin,
accompagné de son père, découvrent des ossements humains en
défrichant la terre.
Après avoir cherché des objets de
valeur et de l’argent, ils décident de remettre de l’avoine et
de ne plus s’occuper du tombeau.
Un an plus tard, un an
après cette découverte purement fortuite, un certain Antonin
Morlaix décide d’entreprendre des fouilles sur le site, avec
l’accord de la famille Fradin (les objets leur appartenant
officiellement).
Ce docteur Morlaix travaillera pendant seize
ans sur le site et découvrira plus de trois mille objets dont des
tablettes à l’écriture plus que mystérieuses et
problématiques.
A cette période un musée se crée, les gens
abondent et de nombreuses personnes se rendent sur place des
savants, des journalistes, des personnalités politiques…
Mais certains objets attirent davantage l’attention que
d’autres des tablettes semblant représenter des symboles
d’écritures. Or les origines de l’écriture sont officiellement
reconnues pour venir de Phénicie en Orient, nullement dans ce genre
d’endroits géographiques. Une polémique se pose, dont une sous
jacente est-ce que ces tablettes et toutes ces trouvailles
archéologiques sont authentiques, et si oui sont-elles la preuve
que l’écriture est née dans ce qui semble être une datation
d’environ quinze à vingt mille ans dans une toute autre région
du monde ?
Les débats fusent et des clans se créent les
glozelliens et les anti-glozelliens. Alors que la polémique fait
rage, un institut de recherche décide d’attaquer la crédibilité
du fermier Fradin en portant plainte, arguant qu’il s’agit là
d’une escroquerie. La police fouille avec violence parfois et
emporte nombre d’objets afin d’en vérifier l’authenticité à
travers notamment le critère de datation. Mais Emile Fradin
rétorque qu’il n’est pas un faussaire et que les objets
existent bien en tant que tels. Il semble d’ailleurs que les
objets sont trop parfaits pour que ce dernier soit mis en danger. Il
bénéficie donc d’un non lieu, et l’affaire est oubliée.
Mais le doute subsiste et de nombreuses personnes pensent encore
que le fermier est un escroc. Il est vrai que les fouilles ont été
faites sans sécurité, laborieusement, sans vraie rigueur
scientifique et archéologique.
Pendant quarante ans, Fradin
vit en paix avec sa famille, tandis que le docteur Morlaix continue
ses fouilles. Mais en 1941, la loi Carcopino interdit la fouille
officieuse et impose des conditions inhérentes aux humeurs de
l’Etat pour ces dernières. Et l’affaire Glozel est récusée,
aucunes fouilles ne sont donc autorisées.
Cependant, en 1972,
des recherches sont entreprises à nouveau. En effet, du matériel
et des méthodes plus modernes et plus sophistiquées peuvent
permettre une datation précise et sans aucun doute. Il s’avèrera
que les objets (et la tablette) seront officiellement reconnus comme
ayant entre cinq mille et vingt mille ans d’ancienneté.
En
1983, des fouilles sont à nouveaux autorisées, mais leur désordre
ne permet pas de donner une quelconque crédibilité à leur
leitmotiv, qui est d’établir avant tout une vérité non
contestable.
A la suite de ce témoignage et de cette
reconstitution historique, un débat est proposé par l’émission
Mystère, mettant en opposition les différents protagonistes de
l’histoire. Le voile se dissipera un peu en ce qui concerne tous
les détails procéduriers et les problématiques principales que
sous entend cette affaire complexe et ambiguë. Mais la question
principale reste toujours la même, quel s